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Trance

23 Mai 2013 , Rédigé par Lilith Publié dans #Thriller

Trance
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8 mai 2013, sortie en France du nouveau et attendu film du réalisateur anglais Danny Boyle.

Trance, c’est l’histoire d’un commissaire priseur expert dans les œuvres d’art, Simon (James McAvoy), qui se fait complice avec un groupe de malfrat dirigé par Franck (Vincent Cassel). Lors du vol d’un tableau, Simon reçoit un violent coup sur la tête. A son réveil, aucun souvenir de ce qu’il s’est passé, et d’où il a mis le tableau. Les menaces et autres tortures de Franck ne marchant pas, ils décident d’aller voir une hypnotiseuse (la sublime Rosario Dawson) pour lui faire retrouver la mémoire.

Ce film est donc construit sur le principe d’un thriller psychologique, mais qui tente d’être en dehors des limites. Le nombre de twists est impressionnant, ne laissant jamais le spectateur se reposer, mais activant pendant plus d’une heure trente, son intellect pour assimiler toutes les informations données. Pour ce qui est des rebondissements, ils ne sont absolument pas attendus. Durant tout le film on pense comprendre ce qu’il se passe, mais la vérité est toute autre. C’est dans les dix dernières minutes que tout est expliqué et on se rend compte qu’on était loin du compte. On entre à l’intérieur d’un puzzle géant, dont la dernière pièce, la pièce mère, nous est donnée à la toute fin.

Fait rare, une heure trente sans longueur, a aucun moment on ne s’ennuie. Contrairement à l’avis de certains (le coup de gueule arrive après la critique), toutes les scènes sont utiles, que ce soit pour le déroulement du film, ou pour l’esthétique. Le visuel est tout simplement bluffant, et les imperfections techniques rares, sont expliquées dans la minute qui suit.

L’esthétique, parlons-en. Danny Boyle se sert du jeu de lumière, accentuant les couleurs chaudes et vives pour entrer encore plus dans le psychisme et bien sur, la transe. On est en présence d’une maitrise parfaite de l’image, dans ce qu’elle veut délivrer.

Durant le visionnage, des spectateurs peuvent être totalement perdus par les nombreux flashs back, causé par l’hypnose. Mais une fois encore, tout se démêle à la fin, et on comprend bien l’utilité de tout cela.

Au niveau des personnages, on est en présence d’une division complexe. Il n’y a pas de gentils et de méchants. Chaque personnage de ce film est tour à tour victime, manipulateur, cruel, touchant. Ce qui est accentué par le très bon jeu des acteurs. Vincent Cassel fidele a lui-même, ne délaisse sa « gueule de truand » pas une seule minute, James McAvoy, a énormément évolué depuis Wanted (2008) et devient un acteur en devenir. Et la sublime Rosario Dawson arrive à se faire une place a merveille parmi tous ces hommes, offrant une interprétation quasi parfaite.

Pour conclure on peut dire que ce film est une véritable pépite en ce début d’année quelque peu maussade. Un film qui explore les frontières entre le vrai et le faux, a l’intérieur d’un inconscient plus qu’indomptable. N’oublions pas la BO, qui est dans un accord parfait avec le scenario.

 

ODLM

Lien Allociné

Alors précisions qui doit se faire :

On ne peut pas m’accuser de lancer des fleurs a Danny Boyle sous prétexte que c’est Danny Boyle, tout simplement parce que, oui je l’avoue, il s’agit du premier film que je vois de lui.

Ensuite, ne pas lire pour le spoil !, mon petit coup de gueule. En lisant les critiques sur plusieurs sites, j’ai pu observer que nombres de spectateurs ont été choqués devant la violence de ce film. Il faut arrêter de jouer la sainte nitouche deux minutes ! Qu’on le veuille ou non, cette violence est nécessaire pour montrer a quel point un homme qui allait loin dans ces actes. De plus, ces mêmes personnes auraient été capables de râler si il n’y avait pas eu de violence, et de parler d’un film plat et sans intérêt.

Autre coup de gueule, ces mêmes personnes ont été choquées par la scène ou l’on peut voir la « fleur intime » de l’actrice. Si vous ouvrez un minimum votre esprit plus qu’étroit, vous comprendrez que cette scène était aussi nécessaire (bien que osée). Il est expliqué dans le scénario le pourquoi de cela, ouvrez un peu vos oreilles. Et rappelons à ces personnes qu’un nombre incalculables de tableaux contiennent des femmes nues, et dont l’un des plus célèbres (il me semble d’ailleurs que cette scène est un clin d’œil) L’origine du Monde de Courbet, n’en reste pas moins de l’art.

Et je parie que ces mêmes personnes qui râlent devant cette scène artistique, se délectent devant des femmes à moitié nues qui se pavanent dans les émissions (pourries) de notre télévision française (Allo vous voyez de qui je parle ?!)

Ca fait du bien un petit coup de gueule de temps en temps.

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